mardi 30 juillet 2013

Ne me demandez pas pourquoi, ça serait de l'homicide

          Je ne sais pas ce qui me chagrine le plus en fait. C'est quoi ? Encore elle ? Elle qui pourtant sans intérêt au final. Je ne comprends toujours pas comment j'ai fait pour m'y attacher aussi vite. Parce que les derniers souvenirs sont à base de silence, de drogues et d'incompréhension. Je pense que je n’arriverais jamais à me faire de cette solitude qui pue le gras et la transpiration. Ma lassitude exacerbée a tellement pris le dessus sur moi que j'en oublie même de fumer alors que ça pourrait me couper un peu la faim. J'aimerai bien trouver une fille comme l'année dernière. Se mettre dans la peau d'un couple nymphomane le temps d'un week-end histoire de se redonner du baume au cœur. Et bah non je ne suis pas une merde monsieur ! Et elle en redemande ! Ha ! C'est triste à quelle point on se fait rattraper par nos instincts, et je pense que je ne suis pas assez fier de moi. Pas fier de moi de penser ça et puis même, tout simplement, les garçons font les fiers pour baiser et baise pour être fiers.
           T'as la gaule fière, pauvre mongol fier. En fait tu te fais bander tout seul connard. Si tu pouvais te baiser sans règles du jeu, tu le ferais.
           Et ça parle. Et ça ressasse. Et putain de merde. Sans déconner j'ai l'impression d'avoir rater les saisons les plus importantes de ma vie. J'ai l'impression que les choses me passent sous le nez et que je ne lève même pas le petit doigt, coincé dans une frustration timide et futile qui fait que je préfère n’en avoir rien à foutre. J'ai peur putain. Peur d'agir car, je sais que ce sera de la merde ou alors que j'irais tout bazarder pour une connerie pour ensuite pleurer sur mon sort. Même tomber amoureux je le fais mal. Pourquoi c'est tout le temps celle qui se trouve être une conne, en couple, ou sur le départ agitant le bras pour dire au revoir. Je suis peut être trop idéaliste, bien que ça m'étonne. Il faudrait que je sois un connard qui se laisse désirer à l'aide d’une bouteille de vodka vue l'état actuel des techniques de séduction valides. Alors que moi je suis un connard qui se laisse dériver à l'aide d'une bouteille de gin en général. On m'a dit aussi qu’il ne fallait pas que ce soit une course, que l'amour ça se cherchait pas ça se trouvait. Mais ça viendra comme c'est déjà venu et ça partira avec un inconnu. Ça me donne la tête lourde. Et quand je repense à toutes les occasions gâchées ou les trop parlés... Putain ! J'm'en péterais le crane sur un mur jusqu'au noyau. Et tous ces connards qui disent : « Mais mec il y a plein d'autres filles ! Et puis t'es un mec marrant ! ». Ah ? T'as peut être raison dans ta tête, mais sur le papier, mec, t'es à ton troisième joint. Et les filles que je fréquente me connaissent toutes. Elles savent que je suis l'abruti qui fait marrer la moitié la populace, mais qui au final se retrouve à donner l'image la plus dégueulasse de lui-même. Alors que je peux être gentil, moins pitoyable, et les gens le savent. Quand je suis au calme avec quelqu'un d'intéressant les discussions prennent forme et finissent bien. En fait j'ai l'impression de vivre un conte avec beaucoup de trop de péripéties vraiment chiantes.
           Je parle beaucoup trop de moi. Parce que notre vie est quelque chose de personnelle, et si j'écris, c'est pour me vider. Et j’aime ne pas trop parler de mes problèmes à mes amis. Soit parce que j'aurais trop d'estimes pour m'avouer faible, ou alors aurai-je l'impression que les miens sont superficiels en vu des leurs. Et ben tant pis. Ça me plais de faire ça comme ça.

dimanche 6 janvier 2013

Phrases in the vent. Chapiteau IV

         


Ça devait être un week-end écrit à la plume trempée dans l’alcool comme on sait si bien faire à Rennes. Tu parles, je me retrouve avec une histoire à l’eau de rose avec moi-même. Connerie. 
            
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Ce soir un pilier de bar est en manque d’affection
Ce soir un peu trop tard une panne d’inspiration

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J’ai pas envie de te raconter ma vie
T’en a peut-être déjà assez
On ne va pas passer la nuit
A m’écouter pleurer

Parle-moi plutôt de ce qui va
Ta relation cycliste allemande
Tendons nos verres à bout de bras
J’ai de l’énergie à revendre

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C'est la nuit qui tombe vite
Et l'odeur des clementines
Ce sont les vieillars qui s'abritent
et les chansons enfantines.

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Faut que t'arretes de croire que ta beauté ne peut être perçu que par un cerveau auquel on aurait noyé les freins dans l'alcool.

Zoo.



Panthère :
« Moi - Rémito et Ju' ?
Elle - Non pas recherché…
-Ju et Ré ? Juré ?
-Juré craché !
- Juré craché ça sonne. Mais ça fait plus titre de chanson. Quoique... Enfin bref...
- Ouais ça sonne bien.
- Faudrait faire un truc un peu dans le genre le groupe que tu m’as fait écouter : LeScop. J’ai envie d’écrire mes chansons en français maintenant.
- Ouais pourquoi pas ! Faut qu’on se calle une date pour bosser la dessus. »

On se l'était juré craché
Comme un accord entre nous
Sur des paroles écorchées
On essayait de tenir debout

On se l’était juré craché
Encore une fois un peu trop saouls
Mais beaucoup trop déterminés
A essayer de tenir debout

C'est à dire que le Gin ne nous réussissait pas trop. Enfin pour les autres. Pour nous, nous étions plus que réussis, de véritable bijoux de bonheur. Déterminés à montrer à quel point notre ivresse nous convenait parfaitement à grand coup de gueulante dans le vide. On avait lâché les freins depuis longtemps, de toute façon nous n’en avions jamais vraiment eu dans nos descentes : toujours rapides et jamais vraiment maitrisées. On boit comme des novices, toujours à l’affut d’un défi qui sera relevé en une gorgée, pour se donner une excuse. Au fond, on ne se vante même pas d’être imbattable, ce n’est même pas le but, nous le savons déjà. On se questionne sur notre situation le temps d’une bouffée de nicotine : est-ce que cet amour de la boisson est une preuve d’addiction ? Oh et puis tant pis. On préfère s’attarder sur un projet de coopération musicale entre nous. Sur un coup de fièvre acheteuse une bouteille de Clairette de Die me fait de l’œil, une RedBull pour le garder ouvert et partons à l’assaut de la rue. Descendant le boulevard à coup de pompes dans une canette laissée là, on perd notre souffle.
Court mais en manque d’inspiration. J’avais envie de rendre cet hommage.
A ma compagnonne de boisson : Julie H.

Chat :
C’est comme avant, on se cherche, on n’ose pas, on laisse faire doucement nos doigts. On cherche à savoir ce qu’on ressent vraiment, mais pour l’instant je me sens bien. Mes frissons ne sont pas causés par un quelconque courant d’air, mais par le confort que me procure son corps, et son canapé. Sur le pc des sketchs misogynes tournent en boucle, surement pour me donner un peu plus de tact. Mais ça la fait rire, c’est une fille qui aurait plu a Desproges comme à moi. Au fond je ne sais pas vraiment ce que je cherche avec elle. Je pars sur Paris, donc la distance sera présente, cependant c’est une fille dont je pourrais tomber facilement amoureux, ce qui est plutôt rare, m’a-t-on dit, à la capitale. J’ai peur de m’avancer cependant. J’ai peut être ici la preuve que les relations humaines ne sont que du petit commerce : j’ai l’impression de choisir un appartement. Quoique là, on parlerait plutôt d’une maison de vacances. Situé dans un coin méditerranéen tranquille, mais non loin d’une ville animée, une terrasse exposée plein sud, une chambre chaude et confortable. Ce n’est pas une comparaison honorable mais il en fallait bien une.
Malgré ça, il y a aussi quelques histoires anciennes qui me font douter sur le choix à prendre. Même si au fond je devrais m’en foutre et profiter. Je n’ai vraiment pas envie de passer pour un connard, encore moins devant elle, elle a l’air de me donner la vie belle.


Licorne :
OVNI magnifique qui met en doute mes possibles sentiments partagés entre ici et la Normandie. Quoique ici il n’y a que pour l’instant de l’attirance. Mais quelle attirance… Elle a le visage d’un ange et je n’ai pas envie de dire ça pour passer pour beauf qui n’a jamais mieux à dire. J’ai vraiment l’impression de l’avoir croisé dans la bible. N’empêche ça me fait peur car elle a un nom de maman et le type « Aryen » enfin sans les muscles et la moustache.

Lemurien : 
Elle est apparue dans un moment d’ivresse. Encore une fois. Je me rends compte que mes textes finissent tous par être plus ou moins liés au thème de l’ivresse. C’est gênant, enfin bref.
Je n’avais rien demandé, à part un verre de Vodka-Coca à Estelle qui à mon grand étonnement, me servit un verre raisonnable. Puis elle est entrée en espèce de pyjama étudiant : Un sweat et un jogging gris. Certes elle n’était pas des plus grandes classes, mais il y avait déjà quelque chose. De courts cheveux bouclés, un sourire charmant, un accent de soleil, et un corps digne de mes fantasmes oserai-je dire. C’est le genre de fille qui vous apparaît comme une évidence, c’est elle. Je n’ai pas mis de temps à me faire griller par l’assemblée de jeunes bachelières qui se tenait là. Ça devait être le cocktail habituel : sourire niais ineffaçable, et franchise de l’alcool. Claire est la première à venir me faire chier, le temps qu’elle s’absente pour aller chercher une bouteille de Martini Rosso. Je ne peux absolument pas nier les accusations de ces demoiselles, je les approuve même, renchérissant. Estelle calme ma joie en m’apprenant l’existence d’un petit ami qu’elle qualifie de moche. Je n’en sais rien mais sur le coup je veux bien la croire. Enfin bref, elle sort avec nous dans un des bars les plus nuls mais le moins cher de la ville. S’en suit des échanges verbaux et de numéros de téléphones. Je joue la carte du musicien, car au final c’est la plus sincère et la seule qui marche sur les femmes de moins de 25 ans. Car oui après cet âge elles savent très bien que vous êtes un futur mendiant alcoolique. En tout cas je lui fais découvrir des groupes qu’elle finit par adorer et lui fais part de mon talent qu’elle apprécie tout autant. On fume des joints qu’on arrose de son Martini Rosso pendant que je remplie massivement son disque dur de musiques de qualités. Je parle encore trop, mais je ne peux pas m’en empêcher, je suis obligé de sortir toute mes anecdotes sur chaque groupe dont je lui parle. Je ne profite même pas du moment. Dans ces moments-là on apprend à se connaitre, on rigole, on discute...............................................................................................................

Chien :
Nous préférions le vert de sa jeunesse, même si acide et moins facile à croquer, elle avait bon gout.

C’est l’histoire d’une Pomme qui voulut trop mûrir, mais qui finit par pourrir.


dimanche 5 février 2012

Je fais aussi de la musique.

     Voici une vieille compo que j'ai décidé d'enregistrer sur un coup de tête avec le modeste matériel à ma disposition. 



Scuse Me Joe

Scuse me Joe if I wasn't here
I'd like to explain but you don't wanna hear
Why I couldn't come to you 
And show you how the sky is blue
My friend

I know it's too late to apologize
But please look me in the eyes
I'm not the free bird that you are
And my parents break my dare
My friend
I'll do it I promise you
I'll stick myself on bike with glue
I wrote this song 'cause I don't like the way you are tonight
My friend


dimanche 1 janvier 2012

Phrases in the wind. Chapiter zwei.

J’ai pas envie encore de me planter. C’est déjà assez. Cette fois ci on part ensemble. On y arrivera. On y arrivera. S’il me plait. 

Laisse moi aimer cette seconde,
Et profiter de l’instant,
Elle n’est ni brune, ni blonde,
Mais elle me brûle le sang

Par peur de vous décevoir,
Je n’écrirai pas ce soir.

J’ai pas forcément l’envie
Ni bien moins le temps
A prés tout tant pis,
C’est pas important

C’est pas comme ci j’écrivais à la vitesse d’une Twingo mais presque alors tétoihouchtedéfonç

Putain mais ouais ! Ah non en fait…

J’aimerai avoir une bonne idée. Ecrire un truc joli où on aurait envie d’être à la place du courageux, super classe et super sexy protagoniste qui a aussi beaucoup de charme. Ouais ! Mais ouais ! Il serait anglais et s’appellerait Carl ou James (Ouais c’est super classe d’être anglais) .

Parfois je me dis que j’aurai préféré naître un Samedi. C'est cool un samedi.

Est ce que je devrai écrire avec les jolis mots ? Les jolis mots qui font plaisir à regarder et à entendre. Ça rendrait mes textes plus attirant à l’œil nu ou monoclé. Mais je ne connais pas ces jolis mots. Je pourrai les inventer, on dit que le français est une langue qui évolue, qui est changeante, poétique. Le sentiment que j’éprouve en ce moment par exemple ça serait : Chasireux. Je me sens beaucoup trop remplis de désirs chatoyant.

Je rêve beaucoup trop, la cause en est que je ne pense assez souvent à l'impossible. Pas comme Tom Cruise.

L'Hiver

   Une monochromie naturelle, apparaissant dans les derniers mois de l’année. Une température aussi basse que Michel Petruccianni. Un manteau blanc qui fait la joie des enfants (Un manteau noir leur laisse plus souvent de mauvais souvenirs) et des fonctionnaires.
    L’Hiver c’est : tituber sur les trottoirs illuminés d’une grande ville, boire un thé emmitouflé dans sa couette, dévaler une pente en luge et freiner avec sa tête, avoir un argument pour serrer une fille contre soi, enlever ses chaussettes trempées pour en mettre des sèches et bien chaudes (ou ne pas en remettre. Chacun ses choix écoute, je suis pas venu là pour t’engueuler ou autre, mais bon, agit en adulte. Merde !).
    Les raisons pour lesquelles certaines personnes préfèrent l’hiver à l’été, c’est qu’il est souvent plus facile de se réchauffer que de se rafraîchir. Il a aussi son coté social, le fameux « autour du feu » que l’on lit ou entend dans n’importe quelles histoires hivernal n’est pas là par hasard. Le vieillard moustachu, qui regarde les flammes danser dans sa cheminée pendant des heures pour se vider l’esprit, tout en fumant sa modeste pipe en bois dans SON fauteuil, nous est à tous, une image bien trop perceptible.
    C’est une période ironiquement très chaleureuse.
    Et quant à beaucoup d’artistes, leur inspiration est décuplé. Le temps que la marmotte aura hiberné, l’encre du poète n’aura pas eu le temps de geler, le musicien n’aura pas laissé s’oxyder les cordes de son instrument et le photographe n’aura vu passer son hiver qu’à travers son objectif.
Et puis la neige c’est rigolo !

« Arrête de me titiller le jambon » Jehan Toutain

dimanche 13 novembre 2011

Je veux. Chapter I.

               Je veux un amour beau et dégueulasse à la fois. J’veux que tu me dises que ça ira, que des filles il y en a des mieux que toi. Je veux pleurer et rire. Je veux qu'on se dise, que c'est demain, qu'on peut mourir. Je veux qu’on soit sale dans l’herbe souillée d’un lendemain de fête. Je veux que tu me dises que ça n'a ni queue ni tête. Je veux essuyer la poussière sur tes lèvres avant de t’embrasser. J’veux qu’on chante à l’unisson en haut d’une colline un soir d’été. J’veux que tu me traites de con. Je veux te faire croire que ton gateau est bon. J’veux que tu te casses pour me tromper. J’veux que tu reviennes pour m’embrasser. J’veux te faire l’amour dans du Champagne. Je veux que tu me compares à Depagne. J’veux qu’on éteigne la lumière. Je veux me rappeler de ce que j'ai fait hier. J’veux que tu pleures dans mes bras. Je veux chanter du ABBA. J’veux que tu brises ton verre sur le sol. Je veux que ce putain de poster colle. J’veux que t’éteignes ta cigarette sur mon poignet. Je veux pouvoir me déguiser. J’veux danser seul face au lac. Je veux que t'imites Bertignac. J’veux te chanter. Je veux te voir déjantée. Je veux qu’on se marre pour rien. Je veux t'offrir un parpin. Je veux qu’on crie le plus fort possible là où personne peut nous entendre. Je veux réparer tes chaussures en lambeaux. Je veux qu’on mange des Oréos. Je veux que tu montes sur la scène. Je veux que sois mienne.

Phrases in the wind. Chapter I.

Après le bac, deux solutions s’offrent à toi :
-         Soit tu réussi tes études, c’est génial, t’as un boulot gratifiant que tu aimes faire, et t’es bien payé en plus. Tes parents avaient raison et son fier de toi. En plus ce soir il y a les 100 plus grands fous rires sur TF1.
-         Ou tu rates tes études. Tu te retrouves donc avec le diplôme le plus inutile du monde de l’emploi : Le bac général ! Marquer sur son C.V. « Diplômé du Baccalauréat Scientifique » pour un patron, c’est écrire « Je sais faire plein de trucs super compliqué et complètement inutile, et ma seule expérience professionnelle c’est mon stage de troisième, mais je sais bien compter. ». Il ne te reste plus qu’à rédiger une lettre de motivation au champ lexical suicidaire.

Je vous conseille d’écouter Big Bisous de Carlos après avoir lu ceci.

De brefs éclairs devant mes yeux. Il manque des pages dans mon journal.

J’aimerai avoir du cillit bang pour m’en foutre dans le cervelet, enlever les taches de cramé qu’on y a trop souvent laissé.

Celle qui m’apporte ces sentiments de velours, des chants brisés sur des airs de personnes grisés.

Mes yeux auraient pu me dire aussi que tu étais bien bâtit pour ton age. La poitrine est, je crois la troisième chose que je regarde chez une fille après son visage et ses chaussures. Ce n’est en rien de la perversité c’est juste que je le dis parce qu’après tout c’est vrai. Le corps d’une femme est une œuvre d’art bio : Biotifoule et biodégradable. Mais je ne parle évidemment de ces monstres aux hormones et autres Amanda Lear (si Dali voyait ce qu’elle est devenue…)

Une connerie admirable. Améliorativement je pense, parce qu’elle me plaisait.

Je garde les yeux ouverts, mais ils se fermeront, encore un autre verre et perdons la raison.

Cet été j'ai été à Beauregard.

Ce texte est entièrement d'un point de vue subjectif.


Jeudi 30 juin :
Rémito Mangoto :
Hey mec ce week end pour beauregard j'peux venir dormir chez toi avec les autres ? J'ai ma tente et de l'argent pour la bouffe etc !

Benjamin Raymond :
désolé mec mais la mes parents vont pas être d'accord , déjà qu'ils ont serré les dents quand je leurs ais dit qu'on était 6 donc la je peux rien faire

Rémito Mangoto :
Ah bah tant pis, tu connais pas qqun d'autre qui pourrait m'heberger ?

Benjamin Raymond :
il y aurait bien un pote qui pourrait , mais tu connaitras personne par contre ^^'

Rémito Mangoto :
Ah ok ^^ bah je vais essayer de voir ^^

Heureusement une petite blonde fort sympathique répondant au prénom Anne, m'accepta chez elle.

Vendredi 1 juillet :
          Il est 12h unchiffrequin'excèdepasdix minutes, prêts, dans la voiture, Charlene, Julien et moi, un CD de Louise Attaque, direction : Gare d'Alençon. A part un trentenaire roulant à trente km/h dans Alençon nous n'eûmes pas de soucis. Arrivée à la gare Charlene se lança dans un élan des forêts de l'Alaska encore jeune mais bon en point et demanda :
« - Bonjour, euh.. je voudrai un ticket de train.. Mais j'ai euh.. Des places pour le festival Beauregard.... Et, euh... j'ai vu que c'etait moins cher... pour aller à Caen si on montrait les places
- Ah ?
- Bah euh oui..
- Ah oui. Passez moi ça.
- Tenez.
- Merci. Voilà.
- Merci. »
Ce fut au tour de Julien :
« La même. »
Puis au mien :
« La même »
        Le quai : n.m. (gaulois caio) . Dans les gares, les stations de métro, trottoir le long des voies, permettant la circulation et l'accès des voyageurs dans les voitures ; plate-forme le long des voies pour le chargement ou le déchargement à niveau des wagons.
       Ouai on était sur le quai. On attendait Geoffrey, Aubane et Sandra mais c'est Alix qui s'est pointé. Lui se dirigeait plutôt vers la capitale pour y vivre des soirées parisiennes et j'voudrais vivre des soirées belles à Sienne. Tiens, j'ai encore Gaetan Roussel qui chante dans ma tête. Mais qui voilà ? Ah non c'est pas eux. Ah là c'est eux ! L'équipe Beauregard via SNCF est au complet. Geoffrey a un cadeau pour moi, COOL ! Un béret ! Un béret qui vient du Brico désaffecté ! Youhou ! Je pensai qu'il l'aurait gardé, mais non il vit surement l'admiration que je portais à ce couvre chef typiquement français et se pris de pitié pour moi... Yeah !
« Tchou ! Tchou ! » Le train se ramène ! Bon, c'est marqué Caen ça a l'air d'être le bon. Everybody get in the train ! Le train part et là c'est le moment où tu bouges des bras pour faire croire au personnes sur le quai que tu cours très vite... Ouai moi ça me fait marrer...
         « Mais ! Putain ! Hé mec, elle est où ma planche ?! » Gwosse panique a bo' ! Ma planche à roulettes n'est pas dans le wagon !
« Tu l'as oublié dans la voiture gros con ! » Ah... Tant pis, je marcherai.
          Tiens voilà Pauline avec son Tee-cket. Le trajet Alençon-Caen se resumera en discussions plus ou moins intéressantes et variés (ça me fait chier de raconter parce que de une : J'm'en rappelle plus et de deux : yen a déjà qu'ont arreté de lire).
          Caen ! Et ben c'est une ville avec un tramway, dont le trajet coûte 1,25€ et on a du utiliser plusieurs fois 1,25€. Je donne la monnaie qu'on me rend, en achetant mon ticket, à un mendiant et dans un français approximatif me dit « Merci magique. ». Je n'ai pas compris : m'aurait il prénommé "Magique" ou serait ce un merci "magique" ? Un jour peut etre je saurai ... En attendant il faut que j'aille chez Anne poser mes affaires. Oh tiens, Anne qui quitte son appartement et qui reviens 30 minutes aprés. C'est pas grave les italiens ont leur glaces qui nous aident à patienter. « C'est un peu le bordel dans mon appart' » au début je pensai qu'elle disait ça comme tout lemonde. Elle avait raison... Mais bon c'est pas comme si ça me genait, j'allais pas dire alors qu'elle me propose de dormir chez elle :
« Sacrebleupartoutatisnomdunepipe ! Ouhlalalalalala ! Que cet appartement est mal rangé ! Enfin appartement... Taudis plutôt ! Tu aurais le culot de me faire dormir sur ce canapé ?! Où sont passées tes bonnes manières ? Les invités sont roi ! Et étant ton monarque d'un week end range moi tout ça où je te lapide. » Non, ça se fait pas ... Mes affaires sont déposées, prenons le 1,25€ pour nous rendre at the Benji's House !
         Banjo' was not here. Bon on monte les tentes quand même. Le voilà avec Milan ! Suivi des Breuer Brothers ! Tout le monde est là, allons allons bande de deglingos, empressons nous de passer les portes du château !
         Et bah ya du monde hein ! Pop The Fish finit de chanter ses ritournelles, Phyltre, connait pas trop, bon on va se poser déjà et puis on aura une bonne place pour Gaetan Roussel. Il a un très bon contact avec le public des titres qui font danser, d'autres qui te font chier parce que ça fait un an que tu t'en tapes par double ration tous les jours. En tout cas il m'a surprit, je lui met mention Bien. Allez on bouge pour Katerine et ... Merde, trop tard... la foule autour est déjà immense... Bon bah on aura des bonnes places pour Kasabian ! Ce fut en effet le cas, Julien attendait au barrières. En attendant Tom Meighan et compagnie, parlant avec Charlene je remarquai à sa gauche une demoiselle aux cheveux courts pour qui j'éprouvais beaucoup de plaisir à la regarder. C'est une pote à Benji ! Youhou ! C'est pas tout à fait une inconnue ! Tentative de rapprochement... Réussie ! Tentative d'échange de quelques mots ... Réussie ! Tentative de pas passer pour un con... Failed... Le concert commence, je garde contact avec la semi-inconnue, Club Foot pour démarrer : Nice ! Mais faites quelque chose avec les basses putain ! Le concert est plutôt un succès, musiques qui rappellent des bons souvenirs, des riffs cultes dans nos contrées auditives. Par contre des mecs relous pogotent pour rien et t'empèchent de pouvoir profiter... J'ai plutôt bien évolué dans ma quête : elle est sur mes épaules ! (Foule en délire) . Concert terminé : J'ai vu Kasabian en concert je suis fier de moi.
« -Hé Benjamin ! Comment elle s'appelle ta pote qu'était à coté de moi ?
- Clémentine.
- Ah non ça c'est Marion sa cousine. Pourquoi ?
- Ah comme ça ...
- Haha ! Non mais laisse tomber mec.
- Pourquoi ?
- C'est le genre de femmes qui aiment les femmes. »
         J'étais en train de m'intéresser à une lesbienne, très jolie mais lesbienne... Bon bah c'est pas grave elle à l'air cool, j'vais garder le contact (traduction : j'vais l'ajouter sur facebook). Charlene s'est donc mise à me chanter "Ma copine est une lesbienne" sur le trajet des tickets boissons ... dEUS ? La flemme et puis ya Motörhead aprés. Je retrouve Benjamin, Clémentine et le fruit de ma déception dans la foule. Je sais plus combien de temps mon corps a su resisté dans les pogos de Motörhead mais je me souviens que c'était mieux de loin. En tout cas concert vraiment rock ! Je ne suis pas resté jusque la fin, j'ai préféré choper des bonnes places pour Two Door Cinema Club, en effet je me suis fait payer un joint par un trentenaire et le concert fut vraiment génial. J'ai été agréablement surpris par la voix du chanteur et par l'énergie qu'ils ont dégagé. C'est l'heure de Birdy Nam Nam. Show Psychédélique j'aurai du prendre de l'ecstasy pour mieux apprécier.
         « On se retrouve au talu » et on part, on marche tous, on est tous là dans la nuit, encore sous enprise de la musique, et d'autres, d'autres choses. On rentre à notre tente, notre maison, notre carton, chez un pote, chez notre plan cul, chez notre plan de secours.
          Et on revient demain.

Les non sens, non concordance des temps sont du a une bipolarité croissante de ma part.

Samedi 2 juillet :
            Réveillé à 9h Anne me dit d’allumer la télé si je veux. J’ai pas vraiment envie sachant que je vais tomber sur de la grosse merde, mais je le fais quand même : j’ai que ça à faire. Les dessins animés pour enfants sont vraiment affligeant, ils les prennent vraiment pour des attardés de premier choix. Colonel Reyel a du tomber dans une marmite de merde étant petit, et il en a encore plein dans la bouche. Normandie Tv : Je ne m’exprimerai pas. Futurama, enfin quelque chose de bien. «  - On ne va quand même pas l’adopter, elle a une oreille sur le front ! – J’ai aussi une queue ! ». Futurama finit, les Griffins sur une autre chaîne, j’ai jugé Madame Télévision trop vite, il y a des trucs bien parfois.
            Je vais ensuite au Monoprix acheter :
- de l’alcool de betteraves polonais
- du jus d’un agrume dont la peau ressemble à de la cellulite
- Un plat à la base italien qui consiste à éparpiller des ingrédients tel que de la tomate, du fromage et/ou du jambon, sur une pâte a pain aplatie.

            Derrière moi
            A la caisse
            Vieille à chats
            Patacaisse

            Je la laisse
            Jurer seule
            Schizofesses
            Elle s’engueule

            De retour à l’appartement situé au 3ème étage du 19 rue de Bras, Anne sort de sa douche en mode licorne et vas voir les photos du festival qui sont déjà sur Caen Actu’. Elles sont vraiment pas mal, yen a une bien stylée avec Katerine et une autre assez psyché avec Birdy Nam Nam. On attend Adrien un ami à Anne qui est chroniqueur à Caen Actu’ et Radio 666 pour retourner à Monoprix, acheter du Martini, une autre pizza, des Curlys et deux bouteilles d’eau pour être plus discret avec l’alcool au festi (et des filtres !). Nous délectons notre mets estival, faisons les mélanges : martinet, nokia on range. Nous devons partir tôt car c’est Adrien et son pass Vip qui vont permettre la transaction éthylique non permis.
            Tu peux fouiller dans mon sac gros tas, t’y trouvera rien, mais dans quelques heures je serai intenable. Direction sortie de secours/Accés Vip pour effectuer l’échange, et on va se poser sous les arbres. Il y a Jesus Christ Fashion Barbe, ils sont moches et c’est pas terrible. On va voir ce que ça donne le Air Guitar. « Le air guitar c’est comme la masturbation ça sert à rien mais ça fait du bien » une phrase culte qu’aura sorti l’animateur surexcité de ce tournoi. Sinon c’est vrai que c’est pas super intéressant, c’est des mecs qui se tripent mais il y a qu’eux qui s’amusent. J’aijdsja dbienk ent    pamé ma buteilllle alkdons voier Agnes Obel.

A partir de ce moment les souvenirs qu’il me reste sont flous, merci de me prévenir des éventuelles erreurs. Prout.

Oh il y a tout mes coupains ! Je suis désolé de me présenter dans cet état… Bon je les aurai bien fait rire. Agnes Obel c’est très joli, elle m’a fait pleurer, Charlene m’a dit des trucs qui m’ont rendu un peu triste aussi (c’est pas dur de rendre triste un mec qu’a 1,5 gramme). Bon c’est fini et ya Morcheeba après, j’vais garder ma place. Je m’allonge avec Aubane qui me titille le pied et la tête de Geoffrey sur mon ventre et ZZZzzzzz…
            Putain c’est qui le connard qui vient de me donner un coup de pied ?! Ah merde faut que je me lève, ça commence… Ah oui ya du monde derrière… Morcheeba c’est bien cool, la chanteuse te montre qu’elle sait bien bouger son boule la moitié du concert, le reste elle fait des danses bizarres avec ses mains. Mais même musicalement c’est bien ! Bon après c’est Aaron je suppose que les filles vont rester. Je finis cette bouteille avec Geoffrey et Aubane, heureusement qu’ils étaient là d’ailleurs, sinon c’est elle qui m’aurait finit. Aaron :                                                


                                                                       . Putain faut que je m’allonge… Là, ça sera bien, excusez moi les enfants. Regardez, plus tard si buvez trop de boissons alcoolisées et bien vous finirez comme moi ! Même plus le courage de me rouler une clope, faut que je dorme un peu, être en forme pour ZZ Top je dois. (Pour vous faire patienter, la compagnie oui ni non vous offre une ligne de Y
YYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY
En espérant que cette offre vous a plu, merci.)
            Les deux barbus et l’imberbe commence leur show et moi je suis dans la foule, mais tout seul. Je crois voir Benjamin et Julien mais je suis pas sur. Si c’est bon c’est eux, j’mets 2 minutes pour faire 3 mètres et ça y est je suis avec eux. Benjamin est tout foufou, Julien aussi mais moins. C’est vrai qu’ils gèrent bien. C’est bientôt terminé et j’ai envie de voir ce que ça donne Stromae. Je "marche" en direction de la scène n°2 entre les gens assis et observant les écrans géants dans la nuit tombante. Tiens Camille, je sais pas pourquoi mais je la prends dans mes bras sans réfléchir, aurai-je du ? Non je sais pas où est Geoffrey, moi je vais voir Stromae. Bisous bisous tchao tchaooww ! J’arrive et tiens, Geoffrey et Aubane qui attendent sagement que le concert commence ou autre chose. « Allo Camille ? Ouai Geoffrey et Aubane ils sont avec moi sous les arbres, à coté de la scène 2. Ouai. Okech. » Stromae entame son concert. Camille a mal à la tête. Je fais un massage crânien à Camille. Elle va un peu mieux qu’elle dit. Merde mais c’est Stromae faut que j’appelle Charlotte ! «  T’entends là ? C’est Stromae ! Et ouai ! T’as la rage hein ? Héhé ! Attends je te passe Charlene ! » Charlene s’empare de mon Nokia premier cri et papote avec sa pote Charlotte qui kiffe la compote et mettre ses bottes quand il flotte. Camille a mal à la tête. Je fais un massage crânien à Camille. Elle va un peu mieux. Il s’en suit de d’approches tactiles et non timides. Elle m’embrasse. Je fais de même. A un moment elle va dire que c’est n’importe quoi, qu’on devrait pas faire ça, je vais acquiescer pour continuer. Comme d’habitude. Ca y est elle l’a dit, finit pour ce soir. Demain elle s’excusera peut être. Salut.
J’ai pas envie de me taper la navette et Anne me dit qu’on va devoir dormir à trois chez elle. Ca fait chier Benjamin si je dors chez lui ? On verra bien, de toute façon je dormirai n’importe où. Je vis particulièrement mal mon décuvage. Merde c’est par où la route ? Excusez moi, je voulais pas monsieur l’agent, je savais pas que c’était la quatre voies. Putain c’est où le petit chemin de chez Benji ? Ah c’est là. Bonjoir tout le monde. « On va regarder la Classe Américaine ? » Moi ça me dit bien, je l’ai jamais vu, on m’a dit que c’était drôle, j’ai besoin d’humour.

            On va manger des Chips !!

Dimanche 3 juillet :

Réveillé. Canapé. Brioche tranchée. Ukulélé.
            Où sont mes affaires ? Merde, c’est vrai, elles sont encore chez Anne… Je vais devoir reprendre le 1,25 € pour me rendre place Saint Pierre, marcher jusqu’au Monoprix pour acheter de l’alcool pour Charlene et Aubane, me faire recaler par la connasse de caissière parce que ma carte d’identité est justement chez Anne, me diriger vers l’appartement situé 19 rue de Bras, sonner à l’interphone chez HAY, monter 3 étages, récupérer mes affaires, prendre une frite dans l’assiette de Anne, lui demander où trouver un tabac ouvert un dimanche à midi, redescendre les 3 étages, marcher jusqu’au Monoprix avec ma carte d’identité, passer la porte et qu’on me demande de sortir parce qu’il est fermé, faire un doigt à la connasse de caissière, marcher vers le fameux tabac, acheter des clopes pour Conrad, reprendre le 1,25€, arriver chez Benji et me dire que ça fait chier d’avoir fait tous ça pour revenir avec 2,5€ en moins et sans alcool. Julien s’en fout, il a du Ricard. ( Je ne sais plus si j’ai mangé ou pas… Ah, si je crois qu’il y avait de la Pizza. ) A 17h05 il y a Eels le genre de groupe qu’il faut pas rater et putain après il y a The Kooks… J’irai bien garder ma place aussi mais je sais qu’un cargo entier de pucelles déchaînées l’auront fait avant moi. Autant allé voir les barbus (Non pas eux, les autres, moins connus)
            Arrivés sur le site Geogeo et Rémito se déplacent en bondissant avec enthousiasme chevauchants deux gros ballons en caoutchouc équipés de deux poignées pour se tenir (il y a sûrement un nom mais je ne le connais pas) vers la scène 2 pour admirer E et sa bande. Non c’est pas vrai mais ça aurait pu être vachement drôle ! Nous sommes très bien placés, une rangée de personnes nous sépare de la barrière de sécurité, sauf pour Geoffrey qui s’est frayé une place au premier rang. Le concert est bien classe le groupe s’éclate bien et le public aussi, E est vraiment entouré de putains de musiciens. « I like Birds » en live ça change, tu pogotes plus que sur la version studio. Au tour de The Kooks. D’après ce que nous montre les caméras l’hypothèse des pucelles est validée. Bon là j’ai pas une super bonne place mais les enceintes et les écrans géants sont là pour nous. Et ben Luke Pritchard et ses copains c’est bien, mais moins rock que ce que je pensais. Je ne suis pas allé voir Keziah Jones et Zazie, j’ai préféré regarder les aventures de Julien et le Ricard. Arrive le moment de Patrice, je connais que deux trois chansons, on va bien voir. Et bien Patrice envoie du lourd, une très bonne présence sur scène pour l’instant c’est le seul artiste que j’ai vu descendre et prendre contact avec le public. Franchement il a assuré et faire venir Keziah Jones sur un de ses morceaux c’est la classe.
            Le reste de ma soirée sur le site de Beauregard a été le même que beaucoup d’autres. Toujours le même discours, toujours les mêmes larmes, toujours l’envie de recommencer.
            Par contre après quand je suis rentré chez Benji c’était plutôt cool ! Bah ouai écoutes, je te dis ça parce qu’on est tous les deux quoi ! On s’est matté les films érotiques sur NT1 avec Geoffrey et Aubane, on s’est tapé des grosses barres, je te raconte pas. Bon après ya Théault, Benji et sa festi-copine (c’est comme une copine mais dans un festi) qui arrive, bon bah Théault nous propose un thé, bah nous on est d’accord quoi.
            Nous profitons de cet instant et de cette fumée éclairés par les lampadaires municipaux de la ville d’Hérouville St-Clair. Mon corps se met ensuite à vouloir rire aux éclats à chaque fois que quelqu’un sort un mot de sa bouche. Mon Dieu ! Des Arbres ! Mon corps s’empresse de grimper dessus pensant y voir une ruche avec du miel, alors que le corps de Geoffrey me suit et le corps de Théault nous dit de descendre. Mais nos corps sont devenus fous à liés bon sang ! Merde, mais mon corps veut danser sur la route parce qu’il trouve la lumière super jolie, comme s’il était sur une scène !
« - Mais Corps ! Arrête, il va nous arriver des trucs pas cools là ! Lui dis-je.
-          Hahahaha ! Mais viens c’est drôle Rémi ! Me répondis-je
-          Mais y a rien de drôle putain ! C’est une juste une putain de route de lotissements éclairée parce qu’il fait nuit là !
-          Mais non regarde bien, regarde, regarde, regarde ! Ouvre tes yeux !
-          Mais y a rien a voir à part du putain de goudron, une putain de ligne blanche discontinue, un putain d’arrêt de bus et des putains de lampadaires !
-          T’es trop renfermé dans ta bulle mec, tous ça parce que tu t’es encore fait envoyé chier par la même fille que d’habitude, faut que tu l’oublies mec !
-          Ta gueule avec ça ! Ca n’a rien à voir putain ! On s’en fout d’elle ! C’est juste que là t’es mon corps et t’es genre complètement décalqué, et « s’amuser » sur une route, de nuit, il y a plus drôle et moins risqué.
-          T’as vu une voiture passer depuis tout à l’heure ? Non. Je vous emmerde et je rentre à ma maison.
-          C’est impossible de discuter avec toi hein ?
-          Excuse-moi, je préfère faire le con que de t’écouter j’ai l’impression d’apprendre plus de truc. Hein ? Quoi ? Ouai j’arrive mon Geogeo d’amour ! Je te laisse on va dans le champ magique !
-          Putain… »
J’ai compris que c’était mort et que mon corps n’en faisait qu’a ma tête.
            Waow… regarde la joie qui flotte au dessus de nos têtes. C’est pas merveilleux ? On oublie toutes nos conneries de remords, nos soucis et notre cerveau repart à zéro dans un univers différent. Nos rires à l’unisson. Cette sensation que notre corps est porté par de multiples anges qui viennent guider nos membres. Toutes sortes d’émotions arrivent d’un seul coup et ton système nerveux les retranscrit par un sourire ahuri. On a envie de pleins de choses belles, on refait un monde utopique, et on se laisse aller. Ces choses qui embellissent notre champ de vision ? Normalement, c’est un paysage banal de nuit, mais notre perception des choses, portée à un niveau irrationnel de déraison, le transforme en quelque chose de fantastique impossible a voir à l’œil sobre. Et nous étions les seuls à profiter de ça, ces lumières qui dansaient sur la colline, ce château qui régnait par ses multicolores lucioles psychédéliques. Un putain de rêve éveillé, le temps s’arrête et nous, on est là hagard devant le spectacle sui s’offre à nous. Le TétraHydroCannabinnol  me détruit le cerveau de façon irréversible mais me fait passer des courts instants de pur bonheur.
              « Les drogues vous invitent dans un état euphorique, donnent une vision d'un monde pacifique. Elles rassemblent des personnes de tous genres de différents milieux. Vous n'obtiendrez jamais ce sentiment de paix dans aucun autre genre de culture. Bien que l'utilisation de drogues soit artificielle, ce qui est évident est que tout le monde veut se sentir comme cela naturellement, se sentir confortable avec chacun, pouvoir aborder toute personne sans aucune crainte animée par un sentiment de paix. » — Justin Kerrigan
             Il dit ça mieux que moi.

            Sur ce, bon appétit. J’ai sommeil.

            "J'vais ptet vomir..." - Théault Breuer

Présentation. Poil au bidon.


            On m’a toujours plus souvent appelé Rémito. Je me suis dis que ça devait être parce que ce nom me va mieux. Mais pourquoi « to » à la fin ? J’crois qu’en espagnol, c’est une particule qu’on rajoute pour qualifier de petit. Mouai.
            J’habite dans le trou du cul du monde et comme beaucoup de gens qui commence cette phrase, je ne vais non plus vous dire où.
Raison 1 : Vous allez l’oublier.
Raison 2 : C’est complètement inutile de le savoir.
Raison 2 bis : Très dur à replacer dans un dîner entre amis.
Raison 4 : Il est interdit de parler du Fight Club.
            Enfin bref je suis un gaudiacéen mais ça, ça ne vous aide pas.
           
            Je créé ce blog parce que j’aime bien partager, sauf quand il s’agit de mon goûter. Vous y trouverez des textes, des dessins et des musiques de moi, puis des textes, des dessins et des musiques d’autres.



 






Big bisous.