dimanche 6 janvier 2013

Phrases in the vent. Chapiteau IV

         


Ça devait être un week-end écrit à la plume trempée dans l’alcool comme on sait si bien faire à Rennes. Tu parles, je me retrouve avec une histoire à l’eau de rose avec moi-même. Connerie. 
            
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Ce soir un pilier de bar est en manque d’affection
Ce soir un peu trop tard une panne d’inspiration

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J’ai pas envie de te raconter ma vie
T’en a peut-être déjà assez
On ne va pas passer la nuit
A m’écouter pleurer

Parle-moi plutôt de ce qui va
Ta relation cycliste allemande
Tendons nos verres à bout de bras
J’ai de l’énergie à revendre

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C'est la nuit qui tombe vite
Et l'odeur des clementines
Ce sont les vieillars qui s'abritent
et les chansons enfantines.

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Faut que t'arretes de croire que ta beauté ne peut être perçu que par un cerveau auquel on aurait noyé les freins dans l'alcool.

Zoo.



Panthère :
« Moi - Rémito et Ju' ?
Elle - Non pas recherché…
-Ju et Ré ? Juré ?
-Juré craché !
- Juré craché ça sonne. Mais ça fait plus titre de chanson. Quoique... Enfin bref...
- Ouais ça sonne bien.
- Faudrait faire un truc un peu dans le genre le groupe que tu m’as fait écouter : LeScop. J’ai envie d’écrire mes chansons en français maintenant.
- Ouais pourquoi pas ! Faut qu’on se calle une date pour bosser la dessus. »

On se l'était juré craché
Comme un accord entre nous
Sur des paroles écorchées
On essayait de tenir debout

On se l’était juré craché
Encore une fois un peu trop saouls
Mais beaucoup trop déterminés
A essayer de tenir debout

C'est à dire que le Gin ne nous réussissait pas trop. Enfin pour les autres. Pour nous, nous étions plus que réussis, de véritable bijoux de bonheur. Déterminés à montrer à quel point notre ivresse nous convenait parfaitement à grand coup de gueulante dans le vide. On avait lâché les freins depuis longtemps, de toute façon nous n’en avions jamais vraiment eu dans nos descentes : toujours rapides et jamais vraiment maitrisées. On boit comme des novices, toujours à l’affut d’un défi qui sera relevé en une gorgée, pour se donner une excuse. Au fond, on ne se vante même pas d’être imbattable, ce n’est même pas le but, nous le savons déjà. On se questionne sur notre situation le temps d’une bouffée de nicotine : est-ce que cet amour de la boisson est une preuve d’addiction ? Oh et puis tant pis. On préfère s’attarder sur un projet de coopération musicale entre nous. Sur un coup de fièvre acheteuse une bouteille de Clairette de Die me fait de l’œil, une RedBull pour le garder ouvert et partons à l’assaut de la rue. Descendant le boulevard à coup de pompes dans une canette laissée là, on perd notre souffle.
Court mais en manque d’inspiration. J’avais envie de rendre cet hommage.
A ma compagnonne de boisson : Julie H.

Chat :
C’est comme avant, on se cherche, on n’ose pas, on laisse faire doucement nos doigts. On cherche à savoir ce qu’on ressent vraiment, mais pour l’instant je me sens bien. Mes frissons ne sont pas causés par un quelconque courant d’air, mais par le confort que me procure son corps, et son canapé. Sur le pc des sketchs misogynes tournent en boucle, surement pour me donner un peu plus de tact. Mais ça la fait rire, c’est une fille qui aurait plu a Desproges comme à moi. Au fond je ne sais pas vraiment ce que je cherche avec elle. Je pars sur Paris, donc la distance sera présente, cependant c’est une fille dont je pourrais tomber facilement amoureux, ce qui est plutôt rare, m’a-t-on dit, à la capitale. J’ai peur de m’avancer cependant. J’ai peut être ici la preuve que les relations humaines ne sont que du petit commerce : j’ai l’impression de choisir un appartement. Quoique là, on parlerait plutôt d’une maison de vacances. Situé dans un coin méditerranéen tranquille, mais non loin d’une ville animée, une terrasse exposée plein sud, une chambre chaude et confortable. Ce n’est pas une comparaison honorable mais il en fallait bien une.
Malgré ça, il y a aussi quelques histoires anciennes qui me font douter sur le choix à prendre. Même si au fond je devrais m’en foutre et profiter. Je n’ai vraiment pas envie de passer pour un connard, encore moins devant elle, elle a l’air de me donner la vie belle.


Licorne :
OVNI magnifique qui met en doute mes possibles sentiments partagés entre ici et la Normandie. Quoique ici il n’y a que pour l’instant de l’attirance. Mais quelle attirance… Elle a le visage d’un ange et je n’ai pas envie de dire ça pour passer pour beauf qui n’a jamais mieux à dire. J’ai vraiment l’impression de l’avoir croisé dans la bible. N’empêche ça me fait peur car elle a un nom de maman et le type « Aryen » enfin sans les muscles et la moustache.

Lemurien : 
Elle est apparue dans un moment d’ivresse. Encore une fois. Je me rends compte que mes textes finissent tous par être plus ou moins liés au thème de l’ivresse. C’est gênant, enfin bref.
Je n’avais rien demandé, à part un verre de Vodka-Coca à Estelle qui à mon grand étonnement, me servit un verre raisonnable. Puis elle est entrée en espèce de pyjama étudiant : Un sweat et un jogging gris. Certes elle n’était pas des plus grandes classes, mais il y avait déjà quelque chose. De courts cheveux bouclés, un sourire charmant, un accent de soleil, et un corps digne de mes fantasmes oserai-je dire. C’est le genre de fille qui vous apparaît comme une évidence, c’est elle. Je n’ai pas mis de temps à me faire griller par l’assemblée de jeunes bachelières qui se tenait là. Ça devait être le cocktail habituel : sourire niais ineffaçable, et franchise de l’alcool. Claire est la première à venir me faire chier, le temps qu’elle s’absente pour aller chercher une bouteille de Martini Rosso. Je ne peux absolument pas nier les accusations de ces demoiselles, je les approuve même, renchérissant. Estelle calme ma joie en m’apprenant l’existence d’un petit ami qu’elle qualifie de moche. Je n’en sais rien mais sur le coup je veux bien la croire. Enfin bref, elle sort avec nous dans un des bars les plus nuls mais le moins cher de la ville. S’en suit des échanges verbaux et de numéros de téléphones. Je joue la carte du musicien, car au final c’est la plus sincère et la seule qui marche sur les femmes de moins de 25 ans. Car oui après cet âge elles savent très bien que vous êtes un futur mendiant alcoolique. En tout cas je lui fais découvrir des groupes qu’elle finit par adorer et lui fais part de mon talent qu’elle apprécie tout autant. On fume des joints qu’on arrose de son Martini Rosso pendant que je remplie massivement son disque dur de musiques de qualités. Je parle encore trop, mais je ne peux pas m’en empêcher, je suis obligé de sortir toute mes anecdotes sur chaque groupe dont je lui parle. Je ne profite même pas du moment. Dans ces moments-là on apprend à se connaitre, on rigole, on discute...............................................................................................................

Chien :
Nous préférions le vert de sa jeunesse, même si acide et moins facile à croquer, elle avait bon gout.

C’est l’histoire d’une Pomme qui voulut trop mûrir, mais qui finit par pourrir.