Je ne sais pas ce qui me chagrine le plus en fait. C'est quoi ? Encore elle ? Elle qui pourtant sans intérêt au final. Je ne comprends toujours pas comment j'ai fait pour m'y attacher aussi vite. Parce que les derniers souvenirs sont à base de silence, de drogues et d'incompréhension. Je pense que je n’arriverais jamais à me faire de cette solitude qui pue le gras et la transpiration. Ma lassitude exacerbée a tellement pris le dessus sur moi que j'en oublie même de fumer alors que ça pourrait me couper un peu la faim. J'aimerai bien trouver une fille comme l'année dernière. Se mettre dans la peau d'un couple nymphomane le temps d'un week-end histoire de se redonner du baume au cœur. Et bah non je ne suis pas une merde monsieur ! Et elle en redemande ! Ha ! C'est triste à quelle point on se fait rattraper par nos instincts, et je pense que je ne suis pas assez fier de moi. Pas fier de moi de penser ça et puis même, tout simplement, les garçons font les fiers pour baiser et baise pour être fiers.
T'as la gaule fière, pauvre mongol fier. En fait tu te fais bander tout seul connard. Si tu pouvais te baiser sans règles du jeu, tu le ferais.
Et ça parle. Et ça ressasse. Et putain de merde. Sans déconner j'ai l'impression d'avoir rater les saisons les plus importantes de ma vie. J'ai l'impression que les choses me passent sous le nez et que je ne lève même pas le petit doigt, coincé dans une frustration timide et futile qui fait que je préfère n’en avoir rien à foutre. J'ai peur putain. Peur d'agir car, je sais que ce sera de la merde ou alors que j'irais tout bazarder pour une connerie pour ensuite pleurer sur mon sort. Même tomber amoureux je le fais mal. Pourquoi c'est tout le temps celle qui se trouve être une conne, en couple, ou sur le départ agitant le bras pour dire au revoir. Je suis peut être trop idéaliste, bien que ça m'étonne. Il faudrait que je sois un connard qui se laisse désirer à l'aide d’une bouteille de vodka vue l'état actuel des techniques de séduction valides. Alors que moi je suis un connard qui se laisse dériver à l'aide d'une bouteille de gin en général. On m'a dit aussi qu’il ne fallait pas que ce soit une course, que l'amour ça se cherchait pas ça se trouvait. Mais ça viendra comme c'est déjà venu et ça partira avec un inconnu. Ça me donne la tête lourde. Et quand je repense à toutes les occasions gâchées ou les trop parlés... Putain ! J'm'en péterais le crane sur un mur jusqu'au noyau. Et tous ces connards qui disent : « Mais mec il y a plein d'autres filles ! Et puis t'es un mec marrant ! ». Ah ? T'as peut être raison dans ta tête, mais sur le papier, mec, t'es à ton troisième joint. Et les filles que je fréquente me connaissent toutes. Elles savent que je suis l'abruti qui fait marrer la moitié la populace, mais qui au final se retrouve à donner l'image la plus dégueulasse de lui-même. Alors que je peux être gentil, moins pitoyable, et les gens le savent. Quand je suis au calme avec quelqu'un d'intéressant les discussions prennent forme et finissent bien. En fait j'ai l'impression de vivre un conte avec beaucoup de trop de péripéties vraiment chiantes.
Je parle beaucoup trop de moi. Parce que notre vie est quelque chose de personnelle, et si j'écris, c'est pour me vider. Et j’aime ne pas trop parler de mes problèmes à mes amis. Soit parce que j'aurais trop d'estimes pour m'avouer faible, ou alors aurai-je l'impression que les miens sont superficiels en vu des leurs. Et ben tant pis. Ça me plais de faire ça comme ça.
mardi 30 juillet 2013
dimanche 6 janvier 2013
Phrases in the vent. Chapiteau IV
Ça devait être un week-end écrit à la plume trempée dans l’alcool comme on sait si bien faire à Rennes. Tu parles, je me retrouve avec une histoire à l’eau de rose avec moi-même. Connerie.
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Ce soir un pilier
de bar est en manque d’affection
Ce soir un peu
trop tard une panne d’inspiration
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J’ai pas envie
de te raconter ma vie
T’en a peut-être
déjà assez
On ne va pas
passer la nuit
A m’écouter
pleurer
Parle-moi plutôt
de ce qui va
Ta relation
cycliste allemande
Tendons nos verres
à bout de bras
J’ai de
l’énergie à revendre
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C'est la nuit qui tombe vite
Et l'odeur des clementines
Ce sont les vieillars qui s'abritent
et les chansons enfantines.
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Faut que t'arretes de croire que ta beauté ne peut être perçu que par un cerveau auquel on aurait noyé les freins dans l'alcool.
Zoo.
Panthère :
« Moi - Rémito et Ju' ?
Elle - Non pas recherché…
-Ju et Ré ? Juré ?
-Juré craché !
- Juré craché ça sonne. Mais ça
fait plus titre de chanson. Quoique... Enfin bref...
- Ouais ça sonne bien.
- Faudrait faire un truc un peu dans le
genre le groupe que tu m’as fait écouter : LeScop. J’ai
envie d’écrire mes chansons en français maintenant.
- Ouais pourquoi pas ! Faut qu’on
se calle une date pour bosser la dessus. »
On se l'était juré craché
Comme un accord entre nous
Sur des paroles écorchées
On essayait de tenir debout
On se l’était juré craché
Encore une fois un peu trop saouls
Mais beaucoup trop déterminés
A essayer de tenir debout
C'est à dire que
le Gin ne nous réussissait pas trop. Enfin pour les autres. Pour
nous, nous étions plus que réussis, de véritable bijoux de
bonheur. Déterminés à montrer à quel point notre ivresse nous
convenait parfaitement à grand coup de gueulante dans le vide. On
avait lâché les freins depuis longtemps, de toute façon nous n’en
avions jamais vraiment eu dans nos descentes : toujours rapides
et jamais vraiment maitrisées. On boit comme des novices, toujours à
l’affut d’un défi qui sera relevé en une gorgée, pour se
donner une excuse. Au fond, on ne se vante même pas d’être
imbattable, ce n’est même pas le but, nous le savons déjà. On se
questionne sur notre situation le temps d’une bouffée de
nicotine : est-ce que cet amour de la boisson est une preuve
d’addiction ? Oh et puis tant pis. On préfère s’attarder
sur un projet de coopération musicale entre nous. Sur un coup de
fièvre acheteuse une bouteille de Clairette de Die me fait de l’œil,
une RedBull pour le garder ouvert et partons à l’assaut de la rue.
Descendant le boulevard à coup de pompes dans une canette laissée
là, on perd notre souffle.
Court mais en
manque d’inspiration. J’avais envie de rendre cet hommage.
A ma compagnonne
de boisson : Julie H.
Chat :
C’est comme avant, on se cherche, on
n’ose pas, on laisse faire doucement nos doigts. On cherche à
savoir ce qu’on ressent vraiment, mais pour l’instant je me sens
bien. Mes frissons ne sont pas causés par un quelconque courant
d’air, mais par le confort que me procure son corps, et son canapé.
Sur le pc des sketchs misogynes tournent en boucle, surement pour me
donner un peu plus de tact. Mais ça la fait rire, c’est une fille
qui aurait plu a Desproges comme à moi. Au fond je ne sais pas
vraiment ce que je cherche avec elle. Je pars sur Paris, donc la
distance sera présente, cependant c’est une fille dont je pourrais
tomber facilement amoureux, ce qui est plutôt rare, m’a-t-on dit,
à la capitale. J’ai peur de m’avancer cependant. J’ai peut
être ici la preuve que les relations humaines ne sont que du petit
commerce : j’ai l’impression de choisir un appartement.
Quoique là, on parlerait plutôt d’une maison de vacances. Situé
dans un coin méditerranéen tranquille, mais non loin d’une ville
animée, une terrasse exposée plein sud, une chambre chaude et
confortable. Ce n’est pas une comparaison honorable mais il en
fallait bien une.
Malgré ça, il y a aussi quelques
histoires anciennes qui me font douter sur le choix à prendre. Même
si au fond je devrais m’en foutre et profiter. Je n’ai vraiment
pas envie de passer pour un connard, encore moins devant elle, elle a
l’air de me donner la vie belle.
Licorne :
OVNI magnifique
qui met en doute mes possibles sentiments partagés entre ici et la
Normandie. Quoique ici il n’y a que pour l’instant de
l’attirance. Mais quelle attirance… Elle a le visage d’un ange
et je n’ai pas envie de dire ça pour passer pour beauf qui n’a
jamais mieux à dire. J’ai vraiment l’impression de l’avoir
croisé dans la bible. N’empêche ça me fait peur car elle a un nom de maman et le
type « Aryen » enfin sans les muscles et la moustache.
Lemurien :
Elle est apparue
dans un moment d’ivresse. Encore une fois. Je me rends compte que
mes textes finissent tous par être plus ou moins liés au thème de
l’ivresse. C’est gênant, enfin bref.
Je n’avais rien
demandé, à part un verre de Vodka-Coca à Estelle qui à mon grand
étonnement, me servit un verre raisonnable. Puis elle est entrée en
espèce de pyjama étudiant : Un sweat et un jogging gris.
Certes elle n’était pas des plus grandes classes, mais il y avait
déjà quelque chose. De courts cheveux bouclés, un sourire
charmant, un accent de soleil, et un corps digne de mes fantasmes
oserai-je dire. C’est le genre de fille qui vous apparaît comme
une évidence, c’est elle. Je n’ai pas mis de temps à me faire
griller par l’assemblée de jeunes bachelières qui se tenait là.
Ça devait être le cocktail habituel : sourire niais
ineffaçable, et franchise de l’alcool. Claire est la première à
venir me faire chier, le temps qu’elle s’absente pour aller
chercher une bouteille de Martini Rosso. Je ne peux absolument pas
nier les accusations de ces demoiselles, je les approuve même,
renchérissant. Estelle calme ma joie en m’apprenant l’existence
d’un petit ami qu’elle qualifie de moche. Je n’en sais rien
mais sur le coup je veux bien la croire. Enfin bref, elle sort avec
nous dans un des bars les plus nuls mais le moins cher de la ville.
S’en suit des échanges verbaux et de numéros de téléphones. Je
joue la carte du musicien, car au final c’est la plus sincère et
la seule qui marche sur les femmes de moins de 25 ans. Car oui après
cet âge elles savent très bien que vous êtes un futur mendiant
alcoolique. En tout cas je lui fais découvrir des groupes qu’elle
finit par adorer et lui fais part de mon talent qu’elle apprécie
tout autant. On fume des joints qu’on arrose de son Martini Rosso
pendant que je remplie massivement son disque dur de musiques de
qualités. Je parle encore trop, mais je ne peux pas m’en empêcher,
je suis obligé de sortir toute mes anecdotes sur chaque groupe dont
je lui parle. Je ne profite même pas du moment. Dans ces moments-là
on apprend à se connaitre, on rigole, on
discute...............................................................................................................
Chien :
Nous préférions le vert de sa jeunesse, même si acide et
moins facile à croquer, elle avait bon gout.
C’est l’histoire d’une Pomme qui voulut
trop mûrir, mais qui finit par pourrir.
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